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13/12/2005
Le Bluff... (suite)

Vous avez été nombreux à réagir à l’article "Le Bluff serait-il une science exacte ?...". J’en profite donc pour aller un peu plus loin et appliquer les enseignements du petit jeu que je vous avais proposé au vrai poker.

Dans le "jeu des 4 As", nous avons découvert que le joueur qui détient l’information peut gagner à coup sûr sur le long terme, quoi que fasse son adversaire. Pour cela, il faut :

1-Que la situation soit connue et reconnue des deux joueurs

2-Bluffer, mais ni trop ni trop peu !

Et c’est ce qu’il vous faut maintenant appliquer au poker, en travaillant votre image à la table et la fréquence de vos bluffs.

Au poker, vos adversaires étudiant votre stratégie autant que vous étudiez la leur, votre style finit par se remarquer. Si vous ne bluffez jamais, vous êtes désavantagé car vos gros jeux ne seront jamais payés. Et si vous bluffez trop souvent, on le remarquera aussi et vous serez perdants sur la distance, vu que vous raterez vos tirages plus souvent que vous les réussirez. Entre les deux, il existe un juste milieu à définir, une fréquence sur laquelle vous êtes statistiquement gagnant, que l’adversaire vous paye ou non.

Cette fréquence optimale, dans le "jeu des 4 As", est de 50%. Vous gagnez naturellement dans 50% des cas et vous bluffez dans 50% des cas restants. Ni plus, ni moins. Il suffit d’adapter cette stratégie au poker !

Prenons un exemple :

Vous jouez au poker fermé et vous avez :

A[0-K] R[0-K] D[0-K] V[0-K] 4[0-P]

Votre adversaire relance et vous suivez, fort de votre double tirage couleur et quinte. Vous changez une carte en espérant toucher un [0-K] ou un 10 pour gagner. A la sortie, qu’allez vous faire ?...Miser, bien sûr, si vous avez touché une bonne bonne carte. Mais dans les autres cas, que ferez-vous ?...Si vous ne bluffez jamais et que votre adversaire le sait, il ne vous paiera pas quand vous aurez touché le jeu gagnant. Et si vous bluffez toujours, il lui suffit de vous payer systématiquement pour faire de vous un perdant au long cours.

Voici donc quelle doit être votre stratégie :

 Ici vous jouez 12 cartes pour réussir votre tirage, 9 cartes à carreau + 10[0-T], 10[0-C] et 10[0-P].

 AVANT de voir la carte que vous allez tirer, déterminez arbitrairement dans votre tête 6 cartes supplémentaires, par exemple les 7 noirs, les 8 noirs et les 9 noirs.

 Votre plan sera de miser la hauteur du pot (on suppose ici qu’on joue en "pot limit") si vous recevez l’une des 12 cartes de votre tirage et de miser le pot aussi si vous recevez l’une de ces 6 cartes que vous avez pré-déterminé ! Dans tous les autre cas, vous abandonnerez le coup.

Cette astuce mnémotechnique vous permet de respecter à coup sûr la bonne fréquence, celle qui optimise votre rendement : bluffez dans 50% des cas en plus de votre probabilité naturelle de gain !. Si vous avez 4 cartes favorables, faites comme s’il y en avait 6, 10 comme s’il y en avait 15, 12 comme s’il y en avait 18, 15 comme s’il y en avait 22, et ainsi de suite...

Cette attitude étant systématisée, vous aurez en outre l’avantage de vous éviter l’émotion qui trahit, la petite hésitation qui tue, qui vous rend "lisible" par l’adversaire !

Attention, il ne s’agit pas de jouer TOUS les coups de poker, quel que soit la variante pratiquée, de cette manière. Dans la pratique, il faut que les circonstances s’y prêtent, c’est-à-dire que le bluff soit cohérent en fonction du schéma technique dans lequel on se trouve, des enchères précédentes du coup, du nombre de joueurs engagés, de la hauteur des tapis respectifs, etc.

Tout cela vous sera dicté par les connaissances théoriques, par l’expérience et par tout ce qui fera que vos automatismes seront de plus en plus développés avec la pratique.

Qu’il soit donc bien entendu que cette méthode n’est pas une panacée mais simplement un outil à rajouter à votre panoplie de bon joueur.

Dans un premier temps, je vous conseille de ne l’utiliser que dans les jeux où les tirages sont des cartes cachées comme le poker fermé, le 7 stud ou le 7 nullo. Vous identifierez progressivement les situations qui s’y prêtent.

A l’Omaha - et encore plus au Texas Hold’em, il faut beaucoup de temps et de préparation pour reconnaître les situations favorables et pour déterminer mentalement toutes les cartes qui vont vous faire miser votre tapis à la river : celles qui vous font vraiment gagner + les "mauvaises" cartes, celles avec lesquelles vous allez bluffer. Car votre choix de ces "mauvaises" cartes ne doit pas être aléatoire comme au poker fermé mais réfléchi car ces cartes doivent être plausibles pour votre adversaire ! C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles on voit si souvent les bons joueurs se plonger dans de longues réflexions avant de miser ou de payer une relance au Turn. C’est qu’ils doivent gérer et combiner un grand nombre de paramètres pour élaborer un plan de jeu qui anticipe la "winning attitude" sur la River...

A+,

MIK22



> Le Bluff... (suite) 22 avril 2006

Article tres interressant, mais il y a un point dont j aimerais bien que l’on m’explique car je n’ai pas compris.

Dans le jeux des 4 As il est dit qu’il y a 50% chance de gagner, mias pour moi c’est plus. Les 2 as noir 50% je gagne, l’as de Carraux je bluf, je gagne disont 1 fois sur 2 et l’As de Coeur je perd.

voila peut on explique un peu plus en detail comment on arrive a 50% de proba de gagner avec les 4as.

MERCI et tres beau site !!


> Le Bluff... (suite) 5 février 2006, par pitarhk

desole,mon francias ille tres moves..... je pancer k le bluff ille payer pas sur long terme.et tres suivant kan on bluff cet pour les ptit some des jetons

pitarhk(pokerstars)


> Le Bluff... (suite) 24 décembre 2005, par genova

pour les connaisseurs :

"moi, j’avais voté, j’avais dit : il bluffe pas !" (serge karamazov, la cité de la peur, 1995)

> Le Bluff... (suite) 10 janvier 2006
excellente citation qui m’a bien fait rire


> Le Bluff... (suite) 19 décembre 2005, par Cashane

Attention :

Un exemple : Supposons que vous jouez face à un adversaire qui ne raise preflop qu’avec AA. Vous callez avec une plus faible paire pour espèrer toucher un set, set que vous toucherez une fois sur 8,5. Si, dans le déroulement du coup, l’adversaire est susceptible de folder aussi bien que de caller (ie s’il est assez bon pour comprendre lorsque vous le raisez au turn que vous représentez un set - et s’il sait en même temps que vous êtes susceptible de bluffer). Alors dans ce cas il faut effectivement bluffer, avec la bonne fréquence (plus dure à calculer que dans l’exemple donné ci-dessus, évidemment).

Mais si ce même joueur qui ne raise qu’avec AA ne fold jamais et vous suivra toujours à tapis ? Alors le jeu le plus rentable est évidemment de ne jamais bluffer..

Bref tout ça pour dire que le bluff est effectivement un élement essentiel au poker et qu’il existe une fréquence optimale comme l’explique l’article, mais uniquement face à de bons joueurs !! Le conseil souvent donné de ne jamais bluffer aux micro limites, par exemple, a donc un sens (même s’il n’est pas forcément valable.. il y a des tables micro limites remplies de "calling station", et des tables micro limites remplies de joueurs extrêmement enclin à folder.).


> Le Bluff... (suite) 16 décembre 2005, par Nicolas

A quand le livre Michel ? Je suis pret a le commander maintenant. Bravo pour celle belle pedagogie.

La lecture de cet article m’a conforte dans ce que je pensais de mon jeu : je peche par manque de technique sur le bluff. Un conseil de livre (anglais ou francais) dans ce domaine ?

Merci et bravo pour ce site.

Nicolas


> Le Bluff... (suite) 14 décembre 2005, par TheGiorgio

Bonjour,

Article très intéressant, est-ce que vous pensez que le choix de tenter un bluff pourrait être déterminé par l’heure qu’il est au moment où l’on joue le coup comme l’explique harrigton dans ces livres pour faire varier le niveau de ses relances ? Par exemple, si l’est entre 1h00 et 1h15 je ne bluffe pas, entre 1h15 et 1h30 je bluffe, entre 1h30 et 1h45 pas de bluff et 1h45 et 2h00 bluff.






NEWS

Perf française aux WCOOP

Octobre 2008 18:26
Aux World Championships Of Online Poker, organisés comme chaque année par le site Pokerstars, le Français "BOLLPOKER" s’est adjugé la 8ème place du Main Event (sur 2185 joueurs !) et la somme de 196 650$. Jolie performance de celui qui n’est autre que Thierry Bolleret, directeur du poker au Cercle Wagram.

Le succès de Cannes

Septembre 2008 00:50

La finale du Partouche Poker Tour qui vient d’avoir lieu du 3 au 7 septembre, au casino Palm Beach de Cannes, a tenu toutes ses promesses : 479 joueurs, un prize pool de plus de 3 Millions d’euros, une organisation sans faille, une couverture médiatique sans équivalent et la présence de nombreuses stars internationales, dont Phil Ivey, Chris Ferguson, Erica Schoenberg, Evelyne Ng, David Williams, les frères Mizrachi, Sorel Mizzi, le "Great Dane" Gus Hansen, Glen Chorny (vainqueur de l’EPT Monte Carlo), Juha Helppi,... Côté français, aux côtés de nombreux joueurs issus des satellites de qualification, les meilleurs s’étaient aussi déplacés : David Benyamine, Patrick Bruel, Jan Boubli, Fabrice Soulier, Pascal Perrault, Thomas Fougeron, Paul Testud, Emile Petit...et le Team Winamax presque au complet, prêt à entamer une nouvelle saison sur les chapeaux de roue !

Alain Roy, ou comment...
transformer 125€ en 1 million

A l’arrivée pourtant, après 4 journées marathons (dont un day 3 qui aura duré seize heures), c’est un outsider, le sympathique Montpelliérain Alain Roy qui remporte le plus grand tournoi français à ce jour...

1-Alain Roy

2-Claudio Rinaldi (Suisse) 511 000€

3-Antonin Teisseire 335 000€

4-Stéphane Bazin 225 000€

5-Philippe Narboni 156 000 €

6-J-Ph. Rohr 123 000€

7-Brice Cournut 105 500€

8-MIK.22 78 000€

9-Gus Hansen 58 000€

Patrick Bruel et Michel Abécassis
discutent stratégie pendant un break

"KING 5" :
100 000$ de prix

Avril 2008 23:32

100 000$ à gagner dans un tournoi 100% gratuit : c’est le challenge offert par winamax.net pour le "KING 5", le premier championnat de France par équipes de 5 joueurs.

Début de l’épreuve le 20 mai, grande finale le 8 juin. 5 000 joueurs (1000 équipes) sont attendus, dont plusieurs équipes de stars. Les 10 premières équipes seront primées...Et les 5 vainqueurs remporteront un séjour au Bahamas, avec pour chacun l’inscription au tournoi mythique de l’EPT !

Inscrivez-vous vite sur winamax.net ou demandez plus d’infos à Jérémy, le Gentil Organisateur !



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questions du jour

Posté le 20/02 à 16:11
"lorsque l’on abandonne ses cartes en cours de jeu au texas hol’dem peut on les montrer au autres joueurs ? merci de me repondre (...)"

> "Passer pro ?..." (suite)

Posté le 11/02 à 18:05 par mika
"bonjour tout le monde ! Je m’appele mickael et j’ai 19ans... Je suis etudiant en info (tu m’y a precedé aparemment^^). Je (...)"

Passer pro, c’est pas évident !...

Posté le 16/01 à 21:32 par MIK.22
"Je réponds ici à un message reçu ici, il y a quelques jours : Voila mes questions en combien de temps d’apprentissage peut on devenir un (...)"

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Posté le 8/01 à 22:33 par the QQ Qeens
"Bonjour Michel.J’ai plusieurs questions et conseils a te demander, cependant pour que tu puisse plus facilement me repondre il faut (...)"

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Posté le 20/12 à 19:05 par scacos
"Bravo à vous deux, c’est brillamant joué, Je pense cependant que Michel aurait pu tenter un squeeze sur ce spot en surelançant preflop... (...)"

> A table avec MIK22... (1)

Posté le 20/12 à 18:47 par scacos
"Hello, a)Non. C’est un bon spot pour un squeeze play car 1 raise d’un joueur agressif et 2 call ne montrant pas vraiment de la force. (...)"