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30/10/2005
Special Dublin(2)

Samedi 29,Minuit à Paris, 23 heures en Irlande. Il y a tellement à dire que je vous livre des impressions en vrac :

 D’abord, mon dernier coup... Le contexte : 8ème niveau, blinds 300-600, antes 75. Il reste environ 100 joueurs sur 248 au départ. La moyenne est de 25 000 jetons et j’ai 9 500. Le joueur juste derrière les blinds, un gros tapis qui joue beaucoup de coups "CALL" les 600. TROIS AUTRES JOUEURS PAYENT 600...

Ma main : 5[0-T]5[0-P] et je suis de grosse blind.

Evidemment, j’ai le choix de laisser courir en espérant trouver un 5 miraculeux sur le flop. Néanmoins, il y a plus de 3000 à prendre tout de suite ! C’est le schéma type pour une grosse relance avec une excellente chance que tout le monde jette ses cartes. En effet, seul le premier peut avoir un gros jeu. Et s’il ne l’a pas, personne ne paiera puisqu’ils ont simplement callé sans relancer...

Je prends donc mon courage à deux mains et je dis : "9 600 et TAPIS !"... Le premier se tortille sur sa chaise et finit par me payer avec une main loin d’être évidente, 6[0-P]6[0-K]...

Les autres passent et le flop ne m’apporte rien. Je suis OUT !

 La dotation, il faut s’y faire, ce sera pour les autres. 27 places payées, de 6000€ au 27ème à 317 000€ au 1er.

 L’organisation. Le Merrion Club est un petit hôtel particulier sur 5 étages d’une pièce ou deux chacun. Les couloirs sont étroits, les tables les unes sur les autres. La mise en place s’est déroulée dans la cohue et le désordre total. Les jetons avaient été disposés une heure avant sur les tables sans personne pour les surveiller, donc n’importe qui pouvait mettre 2 ou 3000 dans sa poche et les faire réapparaître sur son tapis une heure après en totale impunité.

Un détail comme celui-là fait réfléchir. Ne soyons pas naïfs. Vu le développement tous azimuts et les sommes d’argent à la clé, la sécurité et l’intégrité des épreuves doivent devenir des priorités. L’avenir du poker est en jeu. Ne faudrait-il pas que s’organise un pouvoir, une fédération internationale ou autre institution du même type, qui édicterait des règles précises et serait garante de l’éthique sportive ? A suivre...

 Patrick Bruel avait fait le déplacement mais son tournoi n’a pas duré plus de 2 heures. Il s’est trouvé très affaibli par le coup suivant :

Premier de parole derrière les blinds 50-100, il décide de ne pas relancer avec [V-C][V-P].

Noel Furlong, le champion WSOP 1999, le relance 800...Patrick paye à nouveau. Ils se retrouvent en tête-à-tête et le flop vient[10-C][10-K][9-T] Patrick mise 1000. Furlong call...

Turn :[5-T]

Patrick mise 2500, Furlong fait TAPIS et Patrick jette son jeu. Son adversaire lui montre

[R-C][R-K]

Patrick Bruel :"Oh, c’est pas si grave !"

Quelques minutes plus tard, Patrick perdait le reste de ses jetons avec R[0-P]D[0-P]. Il y a des jours comme ça...

 Très peu d’autres Français dans ce tournoi EPT. Je n’ai vu que Chuc Hoang et Paul Testud. Et aussi fait la connaissance du jeune Vincent Blondel, alias "Bobbimon", qualifié via un satellite de PokerStars et venu à Dublin avec le meilleur supporter possible, son frère jumeau ! J’espère qu’ils iront loin.

 A ma table aujourd’hui, pas mal de bons joueurs : l’Anglais John Kabbaj, Le Finlandais Patrik Antonius (vainqueur à l’EPT Baden mais éliminé assez tôt ici en misant son tapis avec R[0-K]D[0-T] sur un relanceur qui avait A[0-C]D[0-C] et l’a payé sans hésiter...), l’Italien Dario Alioso et quelques jeunes Suédois qui n’étaient visiblement pas venu à Dublin pour enfiler des perles.

John Kabbaj, en petite forme.

 Dans la salle, le génial Padraig Parkinson, avec son habituel sens de l’humour et de l’autodérision, se chargeait du spectacle. D’ailleurs, si vous lisez l’anglais, je vous conseille sa chronique "Paddy’s Corner" dans le magazine "Card Player". En plus du fun, on y apprend toujours quelque chose car Padraig, 3ème des WSOP 2001, est un joueur brillant, d’un flegme et d’une agressivité hors du commun !

Padraig Parkinson. Profession:pince-sans-rire.

 Devinette technique. Quelle différence y a-t-il entre A[0-T]D[0-C] et A[0-T]D[0-C] ???

Vous devez penser que je radote après une journée où j’ai pris trop de coups sur la tête...car c’est exactement la même main ! En fait, voyez comme elle peut -et doit- se jouer différemment en fonction de la position et des enchères :

J’ai eu cette combinaison deux fois à quelques minutes d’écart cet après-midi. Dans les deux cas, les blinds étaient les mêmes, 150-300, ante 25.

La première fois, je suis en 2ème position derrière les blinds. Il me semble logique de relancer à 900. Deux joueurs passent et un joueur près du bouton me fait une petite relance, juste le double. Tous les autres passent et je n’ai que 900 à rajouter pour voir le flop. Et pourtant je jette mon jeu !. Mon adversaire me regarde d’un air malin et me montre A[0-P]A[0-K]. Ouf...

Quelques coups plus tard, je suis de grosse blind à 300 avec exactement la même main ! Tous passent jusqu’au joueur placé au bouton qui relance à 1100. La petite blind passe et...Je relance à 4500 !. Le relanceur hésite et finit par lâcher sa main.

Ces deux décisions ne sont pas question d’humeur, de caprice ou d’inspiration.

Dans le premier cas, il est évident que je suis contre un TRES gros jeu. Il faut toujours se méfier de ces sur-relances qui semblent anodines, elles cachent le plus souvent R-R ou A-A. De toutes façons, je parle en premier et je ne saurai jamais où j’en suis s’il sort un As ou une Dame sur le flop ! Donc mieux vaut abandonner. Ah, je vous vois venir ! Maintenant que je vous ai dit cela, vous attendez de jouer contre moi pour faire ce "move" avec n’importe quelle main ! Vous jouez sur du velours puisque je penserai que vous avez A-A. Essayez toujours. Mais je ne vous garantis pas que je me laisserai prendre...

Dans l’autre cas des A-D, la situation est bien différente : le relanceur est dans la position classique pour "voler" les blinds et la plupart du temps, il aura une main faiblarde. Ici, votre A-D, c’est une montagne ! Et il n’est pas question de payer sans relancer. Si par hasard votre adversaire relance à nouveau, tant pis. Je ne dis pas que c’est un coup sûr mais un coup statistiquement. profitable...

 Pour terminer ce pêle-mêle irlandais, un scoop : à Dublin, il pleut. Incroyable, non ?

Allez, à+ !

MIK22







NEWS

Perf française aux WCOOP

Octobre 2008 18:26
Aux World Championships Of Online Poker, organisés comme chaque année par le site Pokerstars, le Français "BOLLPOKER" s’est adjugé la 8ème place du Main Event (sur 2185 joueurs !) et la somme de 196 650$. Jolie performance de celui qui n’est autre que Thierry Bolleret, directeur du poker au Cercle Wagram.

Le succès de Cannes

Septembre 2008 00:50

La finale du Partouche Poker Tour qui vient d’avoir lieu du 3 au 7 septembre, au casino Palm Beach de Cannes, a tenu toutes ses promesses : 479 joueurs, un prize pool de plus de 3 Millions d’euros, une organisation sans faille, une couverture médiatique sans équivalent et la présence de nombreuses stars internationales, dont Phil Ivey, Chris Ferguson, Erica Schoenberg, Evelyne Ng, David Williams, les frères Mizrachi, Sorel Mizzi, le "Great Dane" Gus Hansen, Glen Chorny (vainqueur de l’EPT Monte Carlo), Juha Helppi,... Côté français, aux côtés de nombreux joueurs issus des satellites de qualification, les meilleurs s’étaient aussi déplacés : David Benyamine, Patrick Bruel, Jan Boubli, Fabrice Soulier, Pascal Perrault, Thomas Fougeron, Paul Testud, Emile Petit...et le Team Winamax presque au complet, prêt à entamer une nouvelle saison sur les chapeaux de roue !

Alain Roy, ou comment...
transformer 125€ en 1 million

A l’arrivée pourtant, après 4 journées marathons (dont un day 3 qui aura duré seize heures), c’est un outsider, le sympathique Montpelliérain Alain Roy qui remporte le plus grand tournoi français à ce jour...

1-Alain Roy

2-Claudio Rinaldi (Suisse) 511 000€

3-Antonin Teisseire 335 000€

4-Stéphane Bazin 225 000€

5-Philippe Narboni 156 000 €

6-J-Ph. Rohr 123 000€

7-Brice Cournut 105 500€

8-MIK.22 78 000€

9-Gus Hansen 58 000€

Patrick Bruel et Michel Abécassis
discutent stratégie pendant un break

"KING 5" :
100 000$ de prix

Avril 2008 23:32

100 000$ à gagner dans un tournoi 100% gratuit : c’est le challenge offert par winamax.net pour le "KING 5", le premier championnat de France par équipes de 5 joueurs.

Début de l’épreuve le 20 mai, grande finale le 8 juin. 5 000 joueurs (1000 équipes) sont attendus, dont plusieurs équipes de stars. Les 10 premières équipes seront primées...Et les 5 vainqueurs remporteront un séjour au Bahamas, avec pour chacun l’inscription au tournoi mythique de l’EPT !

Inscrivez-vous vite sur winamax.net ou demandez plus d’infos à Jérémy, le Gentil Organisateur !



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Posté le 20/12 à 19:05 par scacos
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> A table avec MIK22... (1)

Posté le 20/12 à 18:47 par scacos
"Hello, a)Non. C’est un bon spot pour un squeeze play car 1 raise d’un joueur agressif et 2 call ne montrant pas vraiment de la force. (...)"